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Cérémonie antique du riz chez la minorité Wa

  Cérémonie antique du riz chez la minorité Wa

Jadis, avant de planter le riz, la minorité Wa, qui pensait que le riz était doté d'une âme à l'image des hommes, organisaient une cérémonie propiatoire : au jour favorable, on coupait la tête du premier étranger venu.  Cette dernière était alors fichée au bout d'un pieu entouré de deux tambours, et son sang était distribué entre les différentes familles du village. Elles répandaient ce sang dans leurs champs afin d'obtenir de bonne récolte. La tête était ensuite placée dans un totem que l'on cachait dans la montagne. Pour éviter que l'âme de la victime ne s'échappe ou nuise aux vivants, on avait pris soin de lui confectionner une compagne (ou un compagnon si c'était une femme) en bois. Cette cérémonie s'achevait par le sacrifice d'un buffle, dont la tête était destiné à orner un autre totem qui symbolisait la richesse du village. Après ce sacrifice, de nombreuses réjouissances avaient lieux pour fêter l'événement. Il est inutile de préciser que cette cérémonie ne se pratique plus depuis longtemps.

Arts Regong

Arts Regong

Dans les monastères et les villages qui bordent les rives de la rivière Longwu dans la province de Qinghai, dans l'ouest de la Chine, des moines bouddhistes et des praticiens des arts populaires appartenant à l'ethnie tibétaine et à l'ethnie tu maintiennent la tradition des arts plastiques, dits arts Regong, tels que les peintures thangka et les fresques murales, les patchworks barbola et les sculptures.  Leur influence s'étend des provinces voisines jusqu'aux pays d'Asie du Sud-Est. Le thangka, art de peindre des rouleaux religieux pour glorifier Bouddha, consiste à appliquer des teintures naturelles, à l'aide d'une brosse spéciale, sur du tissu portant des motifs dessinés au fusain ; le barbola utilise des formes de plantes et d'animaux découpées dans de la soie pour créer un effet de relief, doux au toucher, en vue de réaliser des voiles et des ornements de colonnes ; les sculptures regong, en bois, terre glaise, pierre ou brique, sont destinées à décorer des chevrons, des panneaux muraux, des tables pour le service du thé et des armoires dans les temples et les maisons.  Ces techniques se transmettent principalement de père à enfant, ou de maître à apprenti, et obéissent aux instructions figurant dans les livres anciens de peinture bouddhiste qui indiquent la façon de dessiner des lignes et des personnages, d'assortir les couleurs et de concevoir des motifs.  Caractéristiques de la religion bouddhiste tibétaine et nourris de particularités régionales uniques, les arts regong incarnent l'histoire spirituelle et la culture traditionnelle de la région et font, aujourd'hui encore, partie intégrante de la vie artistique de la population.

 

Chant Khoomei

Chant Khoomei

L'art mongol du chant Khoomei, ou choeur Hooliin (chant de gorge ou harmonique), est un style de chant qui consiste à produire une harmonie composée de divers types de voix, dont un bourdon grave produit avec la gorge. Ce chant peut se pratiquer seul ou en groupe.  Le chant Khoomei est pratiqué actuellement au sein des communautés mongoles de plusieurs pays, en particulier en Mongolie intérieure (nord de la Chine), en Mongolie occidentale et dans la République des Touva (Russie).  Traditionnellement exécuté lors de cérémonies rituelles, il est à la fois chant de respect et de louange à la nature, aux ancêtres du peuple mongol et aux grands héros. Il s'agit d'une forme réservée aux événements spéciaux et aux activités de groupe, tels que les courses de chevaux, les tournois de tir à l'arc et de lutte, les grands banquets et les rites sacrificiels.  Le moment choisi pour chanter et l'ordre des chants sont souvent réglés de façon très stricte.  Le Khoomei a été longtemps considéré comme un élément central de la culture mongole et reste un symbole fort d'identité nationale ou ethnique. Fenêtre sur la philosophie et les valeurs esthétiques du peuple mongol, il a fait office d'émissaire culturel, encourageant la compréhension et l'amitié entre la Chine, la Mongolie et la Russie, et il a attiré l'attention partout dans le monde en tant que forme unique d'expression musicale.

 

Les autres vivent autour de Xichang et de Bijie dans les provinces du Sichuan et du Guizhou. Les Bai ont l’habitude de s’appeler Baihuo, Baini et Baizi. Leurs ancêtres étaient connus sous le nom de Baiman. Les Bai parlent une langue apparentée à la branche yi du groupe de langues tibéto-birmanes de la famille de langues tibéto-chinoises. Celle-ci contient un grand nombre de mots chinois, étant donné les contacts qu’ont toujours entretenus les Bai avec l’ethnie han.

 

Les filles bai sont très coquettes.
Situées sur le plateau du Yunnan-Guizhou, les régions habitées par les Bai sont habituellement sillonnées de fleuves et de rivières. Le Lancang (Mékong), le Nujiang et le Jinsha sont les principaux cours d’eau. Vallées profondes, forêts denses et vastes aires cultivées forment un paysage pastoral où les récoltes abondent.

 

Origines et histoire

Selon des découvertes archéologiques, la région du lac Erhai, où habitent de nombreux Bai, aurait été habitée dès le néolithique. Il y plus de 2 000 ans, on y aurait commencé à utiliser des outils en métal et des couteaux en bronze. Les habitants de la région de Erhai ont développé des liens plus étroits avec les Han des provinces enclavées durant les Qin (221-207 av. J.-C.) et les Han (206 av. J.-C. 220), ce qui a contribuéa à l’élévation des moyens techniques de production et au développement économique. Pendant les Sui (581-618) et les Tang (618-907), l’agriculture avait pratiquement atteint le niveau de celle de la Plaine Centrale. Avec le soutien des Tang, les aristocrates bai ont établi le régime Nanzhao des Yi et des Bai. Son premier chef, Piluoge, a reçu le titre de roi du Yunnan par l’empereur des Tang. Ce régime dura 250 ans et il fut particulièrement oppressif en dépit des bonnes relations qu’il entretenait avec le gouvernement central. Le royaume de Dali succéda à ce régime en 902. Système féodal, ce régime adopta une série de mesures telles que l’abolition des taxes exorbitantes, ce qui eut pour conséquence de restaurer la productivité perdue. Ce royaume, tributaire de la dynastie des Song (960-1279) dura plus de 300 ans. Pendant cette période, les échanges économiques et culturels avec les Han se sont multipliés. Le royaume fut conquis par les Mongols au XIIIe siècle, et la dynastie des Yuan (1206-1368) y établit sa règle. Les Mongols firent du Yunnan une province, alors que Dali et Heqing devinrent des préfectures. Durant les Ming, les chefs locaux furent remplacés par des officiels de la cour. Ce type de réforme provoqua un affaiblissement des privilèges politiques et économiques des seigneurs locaux. Pour leur part, les Qing (1644-1911) gardèrent les officiels de la cour mais ils leur adjoignirent des chefs locaux. Point n’est besoin de dire que dans ces conditions, l’exploitation féodale s’est poursuivie jusqu’à la Libération. La préfecture autonome bai de Dali a été fondée en novembre 1956. La préfecture compte actuellement quantité d’entreprises minières et industrielles. Xiaguan, la capitale, est devenu une ville importante. On compte également près de 200 centrales électriques dans la région.

Culture et folklore

 

On commence jeune à faire la fête chez les Bai.
Au cours des siècles, les Bai ont créé une science et une culture qui leur est propre. L’agriculture était dominante dans la région du lac Erhai dès le néolithique. Les gens d’alors savaient comment creuser des fossés pour l’irrigation. Durant le régime Nanzhao, ils ont commencé à cultiver le riz, le blé, le maïs et le millet et ils ont bâti le projet de conservation des eaux Cangshan qui a irrigué des dizaines de milliers d’hectares. Ils ont fait des percées en météorologie, en astronomie, en comput du calendrier, en architecture, en médecine , en littérature, en musique et en danse, en gravure et en peinture. Parmi les œuvres représentatives des Bai, mentionnons le Catalogue des étoiles pour la détermination du temps de Zhou Silian, de l’époque des Ming, Collection de prescriptions secrètes de Chen Dongtian et Prescriptions éprouvées de Li Xingwei. Ces classiques ont enregistré et synthétisé l’expérience des Bai en astronomie et en médecine. La splendide architecture des Bai est illustrée par les trois pagodes du temple Chongsheng de Dali. Bâtie durant la dynastie des Tang, la pagode principale mesure 60 m de hauteur et se tient debout depuis plus d’un millénaire. Les figurines des grottes de Shibaoshan, dans le district de Jianchuan, sont particulièrement vivantes et elles combinent les caractéristiques de la création de personnages des Han et les caractéristiques typiques des Bai. L’architecture du temple Jizushan est une belle illustration de l’excellence des artisans bai.

 

La littérature des Bai est particulièrement florissante. L’épopée Genèse fait l’éloge de la vie communautaire de la société primitive de cette ethnie. Certains poèmes des Bai ont été inclus à la Poésie complète des Tang. Histoire des Bai, Anecdotes de Nanzhao et Royaumes de la Chine du Sud-Ouest comptent parmi les meilleurs ouvrages historiques écrits par des historiens bai.

Les Bai sont de bons chanteurs et de bons danseurs. La danse du Lion, créée durant le régime Nanzhao, était appréciée dans la Plaine centrale durant les Tang. L’opéra bai, connu sous le nom de chuichui, est un art qui combine la musique folklorique et la danse. Il a intégré certaines caractéristiques des opéras han.

La peinture célèbre qui dépeint la résurgence de Nanzhao a été créée en 899 par les peintres bai Zhang Shun et Wang Fengzong. Ce chef-d’œuvre a été volé par des impéralistes étrangers en 1900 à Beijing.

Us et coutumes
  • Religion. Les Bai sont des bouddhistes et des fidèles d’un dieu commun.
  • Mariage et funérailles. Les familles monogames ont toujours été la cellule de base de la société, seules quelques personnes étaient polygames. Les parents vivaient avec leurs enfants célibataires. Avant la Libération, le mariage entre un jeune homme et une jeune fille du même clan n’était pas permis, alors que les mariages entre cousins étaient encouragés et arrangés par les parents. Les femmes souffraient de discrimination et seuls les hommes avaient le droit d’hériter de la propriété familiale. Aujourd’hui, ces pratiques féodales ont disparu pour l’essentiel. Les jeunes choisissent librement leur partenaire. Avant la dynastie des Yuan (1279-1368), on pratiquait la crémation. Par la suite, on préféra l’enterrement. Les funérailles ont toujours été un rite particulièrement élaboré.
  • Alimentation. Les Bai aiment les goûts froid, aigre et chaud dans leur nourriture. Ceux qui demeurent dans la plaine mangent principalement du riz et du blé, alors que ceux qui vivent dans les régions montagneuses mangent du maïs et du sarrasin. Les Bai qui vivent près du lac Erhai mangent surtout du poisson. La plupart des Bai aiment le porc, le poulet, le canard et le mouton. Ils sont très hospitaliers : aux invités, ils offrent du thé. Celui qu’ils servent est couramment appelé trois services de thé ; ce thé est amer au début, doux en deuxième et mémorable en troisième lieu. Dans certains endroits, on ajoute du miel et une épice chinoise à ce thé, ce qui lui donne un goût léger et rafraîchissant.
  • Habillement. Les costumes et les parures des Bai sont raffinés et attirants. Les hommes portent habituellement un turban blanc ou bleu, une veste blanche boutonnée sur le devant ou une tunique courte à col noir avec un pantalon blanc ou bleu. Ils assortissent à cet habillement un sac et un long couteau Les femmes enroulent habituellement leurs cheveux. Elles les couvrent d’une résille en soie et parent leur chevelure d’une épingle ou d’un couvre-tête noir. Elles portent une veste courte en velours rouge sur un chemisier blanc, un pantalon ample de couleur bleue et une ceinture brodée à la taille. Aux pieds, elles portent les chaussures brodées appelées Baijie.
  • Fêtes. La Foire de mars, qui se tient entre le 15 et le 20 du troisième mois du calendrier lunaire, est une grande fête des Bai. On la célèbre chaque année aux pieds de la colline Diancang, dans l’ouest de la ville de Dali. C’est à la fois une foire et une occasion de tenir des concours sportifs et des représentations théâtrales. Les gens se rassemblent pour profiter des danses, des courses de chevaux et d’autres jeux. Le 25 de la sixième lune, c’est la fête des Flambeaux. Ce jour-là, on allume des flambeaux un peu partout pour demander une bonne récolte et implorer une bonne santé. On suspend des banderoles portant des voeux au-dessus des portes et à l’entrée des villages. Les villageois, portant des flambeaux, se promènent dans les champs pour chasser les moustiques.
  • Raosanling ou déplacer trois dieux. Cette fête se tient dans la dernière décade du quatrième mois du calendrier lunaire. La fête dure trois ou quatre jours. C’est une fête traditionnelle. Les Bai vénèrent Benzhu qui est responsable de ce village. Le chef des dieux Benzhu, le général du royaume Nanzhao, est appelé Duan Zongpang, l’ancêtre de la famille royale Duan de Dali. Son temple, Shendu, qui signifie capitale des dieux Benzhu, est situé dans le temple Shengyuansi. Les Bai tiennent des cérémonies religieuses pour vénérer le dieu en chef des Benzhu. Ces cérémonies sont appelées Raosanling. Durant la cérémonie, des milliers de personnes de plus de 70 villages enfilent leurs plus beaux costumes, chantent, dansent et jouent des instruments locaux, près du mont Cangshan. A la fin, ils se rassemblent au temple Shengyuansi, offrent leurs respects au dieu Benzhu et prient pour une vie meilleure. La plupart des pèlerins sont des jeunes. Ils ont belle apparence, se maquillent et portent des branches de saule et des fleurs dans leurs mains. Le son des tambours aux huit coins, des chants folkloriques et le bruit des crécelles donnent un air de fête particulier.
  • Habitation typique des Bai.
    Habitation. La plupart des maisons des Bai sont construites en briques grises avec toit en tuiles. Les poutres sont décorées de peintures d’oiseaux, de fleurs, de montagnes et de cours d’eau. Chaque famille possède ou une maison de trois pièces avec mur écran ou une maison à cour carrée de quatre ou cinq pièces avec un petit jardin formant un petit complexe en soi. Les cours sont ornées de camélias, d’azalées et autres fleurs. Les maisons des Bai ont un aspect très caractéristique. Les styles architecturaux principaux sont représentés par la cour carrée avec cinq puits de lumière et la maison à trois pièces avec mur écran dont les proportions sont particulièrement renommées. Il y a encore la maison à six pièces reliées par deux cours. Les tenons sont épais et lourds et les corniches sont retroussées. Les portes et les fenêtres sont gravées de personnages, d’oiseaux et de fleurs, alors que la plupart des portes sont chapeautées d’un pavillon décoratif. Les murs et les murs écrans sont décorés de peintures. Dans la région de Dali, les murs sont construits avec des dalles de marbre produit localement, ce qui donne un effet attrayant.

 

Les Bonan

Les nombreux contacts des Bonan avec les Han et les Hui ont résulté en de nombreux emprunts au chinois commun. Les Bonan utilisent les caractères chinois dans leur écriture.

Si l'on en juge par les caractéristiques de leur langage et de leurs coutumes dont beaucoup sont identiques à celles des Mongols, la nationalité bonan semble avoir pris forme après plusieurs années d'échanges, durant les dynasties des Yuan et des Ming (1271-1644), entre les Mongols islamistes qui s'étaient établis en garnison dans le district de Tongren de la province du Qinghai, les Hui, les Han, les Tibétains et les Tu. Les Bonan vivaient pour la plupart dans trois villages importants de la région de Baoan situés le long des rives de la rivière Longwu, district de Tongren. Durant les premières années du règne de Tongzhi des Qing (1862-1874), ils ont fui l'oppression des seigneurs féodaux du monastère Longwu. Après être demeurés quelques années à Xunhua, ils se sont déplacés dans la province du Gansu et se sont établis finalement aux pieds du mont Jishi, district de Linxia. Ils se sont de nouveau regroupés en trois villages -Dadun, Ganmei et Gaoli- auxquels les Bonan donnent le nom de " trois villages tripartites de Baoan ", en souvenir de leurs racines. Les Bonan se concentrent surtout à Dahejia, dans la partie ouest du district de Linxia, à l'est du mont Jishi et au sud du fleuve Jaune. La région est très boisée et bénéficie d'un climat tempéré; l'eau et le gazon y sont abondants, ce qui en fait un endroit propice pour l'élevage et la culture. Les Bonan sont surtout musulmans mais se divisent en deux différentes sectes : l'ancienne et la nouvelle. Au cours de l'histoire, les chefs religieux ont exercé un contrôle répressif sur les Bonan et ont parfois extorqué jusqu'à 30 % du revenu des paysans. Dans ce contexte d'exploitation brutale, la production agricole est longtemps restée arriérée. Le rendement céréalier n'a jamais dépassé 750 kg l'hectare. Pour subvenir à leurs besoins, les paysans devaient mendier, faire du charbon, vendre des herbes médicinales ou conduire des radeaux sur le fleuve Jaune pendant la basse saison. Une occupation qui a fait la réputation des Bonan est la fabrication des couteaux. Ceux-ci sont réputés dans toute la Chine pour leur robustesse et leur beauté.

En 1951, le district autonome Jishishan, Bonan, Dongxiang et Salar fut établi dans la province du Gansu, ce qui a permis aux Bonan de s'émanciper. En 1958, ils ont réussi à abolir les privilèges féodaux du clergé islamique et le système d'oppression. Depuis des générations, les Bonan rêvaient de construire des canaux pour irriguer leurs terres et ils ont concrétisé ce rêve sur les versants de montagne et les terres de la région de Dahejia. Ces dernières années, les Bonan ont pris des mesures pour développer leurs habiletés traditionnelles : fabrication de couteaux, réparation d'instruments aratoires, et ils ont fondé bon nombre de petites entreprises de traitement de produits agricoles. Il faut mentionner plus particulièrement l'émancipation qu'ont connue les femmes bonan. Elles ont acquis le droit de prendre part à la politique, aux activités sociales, culturelles et récréatives sur un pied d'égalité avec les hommes.

La culture des Bonan est profondément influencée par l'islam qui dicte les formes du mariage, des funérailles et des autres cérémonies, tout comme la vie familiale et les coutumes. Ces dernières ressemblent à celles des Dongxiang et des Salar, tout comme leur parure. Les Bonan ont également conservé certaines coutumes typiques des tribus nomades et identiques à celles des Mongols. Par exemple, les Bonan adorent la lutte, l'équitation et le tir. Les Bonan aiment chanter et danser. Ils excellent à jouer des instruments à cordes et à vent et, comme les Dongxiang et les Salar, leurs ballades sont appelées Hua'er. Les chants impromptus durant les fêtes sont une forme typique de divertissements.

http://www.chinatoday.com.cn/lachine/f2k1/f11/minzu.htm

 

Les Buyei

Autres noms : Bouyei ou Buyi ou Puzhong ou Burao ou Puman (布依族, Pinyin: Bùyīzú)

Les Buyei vivent dans une zone semi tropicale au sein des forêts en altitude, principalement dans les comtés autonomes Bouyei-Miao des préfectures de Xingyi et Anshun et dans la préfecture autonome de Qiannan Bouyei-Miao de la province du Guizhou mais aussi dans les provinces du Yunnan et du Sichuan. Ils parlent un langage Tai. Traditionnellement ils sont animistes, bien que quelques uns se soient convertis au Christianisme.

Langue

Les Buyei parlent la langue Buyei qui est très proche du Zhuang. La langue Buyei a sa propre forme écrite qui a été créée par des linguistes dans les années 1950 avec un alphabet latin et des conventions d’orthographe similaires à celles du système Pinyin .

http://fr.wikipedia.org/wiki/Buyei

 

Les Dai

Deux femmes dai s’affairent dans leur maison en bambou bâtie sur pilotis.

C’est une région tropicale bénéficiant de pluies abondantes et de sols fertiles. Son langage appartient à la famille des langues tibéto-chinoises et comporte trois dialectes principaux. L’écriture se base sur un alphabet.

Histoire

L’histoire des contacts entre les Dai et les Han remonte à 109 av. J.-C., lorsque l’empereur Wu Di des Han s’est établi dans la préfecture de Yizhou dans le Yi (la région regroupant maintenant les provinces du Sichuan, du Yunnan et du Guizhou). Dans les années qui suivirent, les Dai envoyèrent des tributs à la cour des Han à Luoyang, et parmi les émissaires, il y avait des musiciens et des acrobates. La cour des Han donna des sceaux en or aux ambassadeurs des Dai et leur chef se vit conférer le titre de « Grand Capitaine ». Selon des documents chinois du IXe siècle, les Dai avaient une agriculture relativement développée. Ils utilisaient le bœuf et l’éléphant pour labourer la terre, cultivaient de grandes étendues de rizières et avaient construit un vaste système d’irrigation. Ils utilisaient le capok pour tisser et fabriquaient des armes en métal. Ils recouvraient leurs dents avec de l’or et de l’argent. Au XIIe siècle, un chef dai du nom de Bazhen unifia toutes les tribus et établit le régime local Mengle à Jinghong. Ce régime prit le nom de Royaume de la salle dorée de Jinghong. Selon les registres locaux, le royaume avait une population de plus d’un million d’habitants, et il était célèbre pour ses éléphants blancs et ses chevaux de race raffinée. Il reconnaissait la cour impériale chinoise comme souverain. Lorsque Bazhen accéda au trône, l’empereur lui conféra un sceau en or avec tête de tigre et le titre de Seigneur de la région. Peu avant, les Dai de la région de Dehong avait établi le Royaume Mengmao avec Ruili comme capitale. Durant la dynastie des Yuan (1279-1368) la région habitée par les Dai est tombée sous la juridiction de la province du Yunnan et l’on instaura le système de nomination héréditaire des chefs parmi les ethnies minoritaires. Ce système fut consolidé durant les Ming (1368-1644).

Les échanges économiques et culturels entre les Han et les Dai ont encouragé le développement économique de la société dai. La production allait bon train. L’usage d’outils en fer se généralisa, de nouvelles souches de culture furent cultivées et le coton poussait un peu partout. C’est l’époque qui vit surgir un grand nombre de villes commerciales. Durant les Qing (1644-1911), on garda le système établi, mais les régions dai ayant une économie plus avancée furent placées sous la juridiction directe du pouvoir central. Durant le Guomindang, on établit un district dans la région dai. Pendant cette période, les différentes communautés dai n’eurent pas le même niveau de développement social, chacune ayant à peu près ses propres caractéristiques, ses structures et son système politique. Le niveau de développement économique était inégal, en dépit du fait que l’économie seigneuriale était celle qui prévalait un peu partout. La Libération des régions dai eut lieu en 1950, et les Dai jouissent de l’autonomie régionale depuis 1953. Aujourd’hui, les Dai s’affairent surtout à la production des céréales, de la canne à sucre, du thé et du caoutchouc. On trouve beaucoup d’entreprises qui s’occupent d’exploitation minière, de machinerie, de tannage, de transformation alimentaire et de thé, de raffinage du sucre et de production du caoutchouc. Les centrales électriques sont nombreuses.

Religion

Les croyances religieuses des Dai ont été étroitement liées à leur développement économique. Les Dai qui habitaient près des frontières étaient des fidèles du Hinayana, une secte du bouddhisme , alors que les autres croyaient au chamanisme. Il y a de nombreux temples bouddhistes dans les campagnes habitées par les Dai, et particulièrement au Xishuangbanna, il est coutume d’envoyer de jeunes garçons aux temples pour y apprendre à lire et à écrire et à psalmodier. Certains de ces jeunes se font moines, alors que la plupart retournent à la vie séculière.

Us et coutumes
  • Mariage et funérailles. Autrefois, le mariage était caractérisé par une union qui s’établissait entre des personnes de statut social et économique égal. La polygamie était chose courante parmi les chefs qui humiliaient bien souvent les filles et les femmes de paysans. La famille nucléaire patriarcale était la forme la plus courante parmi les paysans. Les contacts pré-maritaux entre garçons et filles étaient relativement libres, surtout durant les périodes de fêtes.

    Les cimetières des aristocrates et des pauvres étaient séparés de manière stricte. Lorsqu’un moine bouddhiste décédait, on l’incinérait, et ses cendres, déposées dans une urne, étaient enterrées derrière le temple.
  • Habillement. Les hommes portent une veste courte sans col, à manches étroites, ouverte sur le devant ou dans le côté, et un pantalon ample. Durant l’hiver, ils drapent une couverture sur leurs épaules. Ils portent des turbans noirs ou blancs, et le tatouage est fort répandu. Quand un garçon atteint onze ou douze ans, un artiste en tatouage est invité à tatouer le corps et les membres du garçon de motifs d’animaux, de fleurs, de motifs géométriques ou d’écritures dai. Depuis toujours, les femmes portent un chemisier court à manches étroites et un sarong.
  • Nourriture. Le riz est l’aliment de base. Les Dai qui habitent dans la région de Dehong préfèrent le riz sec, alors que ceux du Xishuangbanna aiment le riz glutineux. Tous aiment bien les saveurs fortes et acidulées. En plus du mouton, du poulet et du canard, les Dai aiment manger du poisson et des crevettes. Le chou, les carottes, les pousses de bambous et les fèves comptent parmi les légumes les plus populaires. Les Dai aiment également le vin, les liqueurs et les noix de bétel.
  • Habitation. On retrouve les villages des Dai dans les plaines, près des rivières et des cours d’eau et au sein des bosquets de bambous. Les bâtiments sont habituellement érigés sur pilotis. Certaines maisons sont carrées et à étages. L’étage supérieur sert d’habitat, alors que l’étage inférieur, sans cloisons, est utilisé pour garder le bétail.
  • Fêtes. Les fêtes des Dai sont étroitement liées aux activités religieuses, dont la fête de la Porte close, célébrée à la mi-juin du calendrier lunaire, la fête de la Porte ouverte, à la mi-septembre, et la fête de l’Aspersion de l’eau, au printemps. La première fête marque le début d’activités religieuses intenses. La deuxième, le retour à la vie normale. La troisième est la plus grande fête de l’année durant laquelle les Dai s’éclaboussent d’eau réciproquement, organisent des courses de barques-dragons dans l’espoir de chasser les maladies et les malheurs de l’année qui est écoulée et d’apporter la bonne température et de bonnes récoltes pour l’année qui commence.
  • Les Dai ont une culture riche et colorée. Ils possèdent leur propre calendrier qui a débuté en 638 av. J.-C. Il existe aussi des livres écrits en langue dai sur le calcul des éclipses solaires et lunaires. Pour leur part, les œuvres littéraires touchent la poésie, les légendes, les fables et les contes pour enfants. Les Dai aiment chanter et danser sous l’accompagnement de leurs instruments typiques.
http://www.chinatoday.com.cn/lachine/2004/0406/09.htm

 

Les Gaoshan

Un des costumes masculins des Gaoshan.

Les Gaoshan n’ont pas leur propre écriture, et leur langue appartient au groupe indonésien de la famille des langues polynésiennes-malaises.

L’île de Taiwan, berceau des Gaoshan, jouit d’un climat subtropical avec des précipitations abondantes et une terre fertile qui donne deux récoltes de riz par année (trois dans l’extrême sud). On y trouve également quelque 80 sortes de fruits, dont la banane, l’ananas, la papaye, la noix de coco, l’orange, la mandarine et le longane. La chaîne des monts Taiwan s’étend du nord au sud de l’île dans sa partie est qui est boisée à 55 %. Soixante-dix pour cent du camphre du monde vient de Taiwan. L’île possède également d’abondantes ressources d’or, d’argent, de cuivre, de charbon, de gaz naturel et de soufre. Le sel est un produit important sur la côte sud-est.

Les Gaoshan sont surtout des paysans qui cultivent le riz, le millet, le taro et la patate. Ceux qui vivent sur les côtes tirent surtout leur subsistance de la pêche.

Histoire

Il existe plusieurs versions sur l’origine de cette ethnie. Selon la théorie principale, les Gaoshan seraient indigènes, venus de l’ouest ou du sud, selon les différentes sources. La théorie selon laquelle ils seraient venus de l’ouest est basée sur leur coutume de se tondre les cheveux et de tatouer leur corps, de vénérer les serpents comme étant leurs ancêtres et sur leur langage, tous des indices qu’ils auraient été des descendants des Baiyue du continent. Selon une autre théorie, leur langue et leur culture auraient des ressemblances avec celles des Malais des Philippines et de Bornéo, de sorte que les Gaoshan seraient venus du sud. Selon la troisième théorie et la plus plausible, l’ethnie gaoshan proviendrait d’une branche des anciens Yue qui vivaient le long de la côte du continent chinois à l’âge de pierre. Ils auraient par la suite été rejoints par des immigrants des Philippines, de Bornéo et de la Micronésie.

À l’époque des Ming et des Qing (1368-1911), grâce à leurs liens économiques et culturels, tous ces peuples ont été fusionnés en une nouvelle ethnie connue sous le nom de Fan, ou Fan de l’Est, aujourd’hui appelée Gaoshan.

Selon les découvertes archéologiques, les Gaoshan auraient toujours maintenu des liens étroits avec le continent, car il y a 30 000 ans, Taiwan était physiquement soudé au continent chinois. On croit que les humains se seraient déplacés vers Taiwan au pléistocène, et les découvertes archéologiques suggèrent que l’âge de pierre sur le continent aurait été introduit à Taiwan il y a 3 000 à 4 000 ans.

En 230 av. J.-C., deux généraux du royaume de Wu, Wei Wen et Zhuge Shi, ont dirigé une armée de 10 000 hommes à travers le détroit de Taiwan et en auraient rapporté plusieurs indigènes sur le continent. À ce moment-là, les ancêtres des Gaoshan appartenaient à plusieurs tribus matriarcales primitives. Au début du VIIe siècle, les Gaoshan avaient déjà commencé à cultiver et à élever des animaux, en plus de chasser et de faire la cueillette. Durant les Song et les Yuan ((960-1368), le contrôle du gouvernement central a été étendu aux îles Penghu et Taiwan, qui ont alors été placées sous la compétence administrative des districts de Jinjiang et de Tong’an de la province du Fujian. Durant les Ming (1368-1644), la culture, la chasse et l’élevage ont continué de se développer. Au début du XVIIe siècle, un grand nombre de Han du continent se sont installés à Taiwan, ce qui donna un grand essor économique à la côte ouest de l’île. Les Gaoshan et les Han ont lutté ferme pour repousser les envahisseurs et les seigneurs féodaux locaux. Les pirates japonais ont envahi Keelung, en 1563. En 1593, les dirigeants japonais ont demandé aux Gaoshan de leur payer tribut, mais sans succès. De 1602 à 1628, les invasions des pirates japonais ont sans cesse été repoussées.

Vers la fin des Ming, les Hollandais et les Espagnols ont effectué des incursions répétées à Taiwan, mais ils ont été repoussés. Toutefois, en 1642, les Hollandais ont défait les Espagnols, saisi l’île et imposé un régime tyrannique sur les habitants de l’île. Au milieu du XVIIe siècle, un soulèvement antihollandais, dirigé par Guo Huaiyi, a été le plus important en envergure. En avril 1661, Zheng Chenggong a dirigé une armée de 25 000 hommes à Taiwan et a libéré l’île des Hollandais avec l’aide des Gaoshan et des Han qui y vivaient, ce qui a mis fin à un régime colonial de 38 années.

Après avoir libéré Taiwan des Hollandais, Zheng Chenggong a institué une série de mesures pour accélérer le développement économique et culturel. Une économie féodale a commencé à se développer. Le fils de Zheng a succédé à son père qui était mort cinq mois seulement après avoir libéré l’île. En 1683, la cour des Qing amena l’île sous le contrôle du gouvernement central et ce régime a duré 212 ans, jusqu’à ce que Taiwan tombe sous le régime japonais à la suite de la signature du traité de Shimonoseki en 1895.

Après la guerre de l’Opium de 1840, les Britanniques, les Américains, les Japonais et les Français ont envahi Taiwan à tour de rôle, mais tous ont affronté une vive résistance. Pour combattre les Britanniques, les habitants de l’île ont formé une armée de 47 000 volontaires qui a réussi à repousser les envahisseurs. Taiwan est tombée aux mains des Japonais en 1895. De 1895 à 1915, les Taiwanais ont organisé quelque 100 soulèvements armés contre l’occupant. L’un d’eux, le soulèvement de Wushe, a été organisé par les Gaoshan en 1930. Après la victoire sur le Japon en 1945, Taiwan a été rendue à la Chine, puis placée sous le régime du Guomindang qui a fui vers l’île après la victoire des communistes sur le continent en 1949.

Us et coutumes
  • Mariage. Les Gaoshan sont monogames et ont un système familial patriarcal, bien que la tribu Amei conserve encore des vestiges de pratiques matriarcales. Les chefs de communes sont élus parmi les vieilles femmes, et les familles sont dirigées par des femmes. C’est la fille aînée qui hérite de la propriété familiale. Dans la tribu Paiwan, c’est l’aîné ou l’aînée qui hérite. Tous les jeunes de la tribu Amei et certains de la tribu Paiwan doivent vivre dans une salle commune pendant une période de temps avant d’être initiés à la vie d’homme adulte lors d’une cérémonie spéciale.
  • Une jeune gaoshan en costume traditionnel.
    Habillement. Les vêtements des Gaoshan sont habituellement confectionnés de chanvre et de coton. Les hommes portent des capes, des vestes, des vestons courts et des pantalons, des guêtres et des turbans décorés de dentelles, de coquillages et de pierres. Dans certaines régions, les vestes sont finement tissées avec du rotin et de l’écorce de noix de coco. Les femmes portent des chemisiers courts avec ou sans manches, des tabliers et des pantalons ou des jupes, ainsi que des parures, dont des bracelets aux bras ou aux chevilles. Elles sont habiles à tisser des vêtements et à les teindre dans des couleurs vives, et elles aiment décorer les poignets, le col et l’ourlet de broderies magnifiques. Elles utilisent aussi des coquillages et des os d’animaux en guise d’ornements. Dans certains endroits, la tradition de tatouer le visage et le corps a été conservée, tout comme celle de faire des entailles dans les dents. Certaines vieilles Gaoshan sont toujours fières de leurs broderies fort distinctives.
  • Habiletés particulières. Pour le transport en terrains accidentés, les Gaoshan ont bâti des ponts en bambou ou en rotin, soit en arche ou suspendus, qui enjambent des ravins profonds. Ils sont aussi particulièrement habiles en artisanat. Leur tressage en rotin ou en bambou –paniers, chapeaux, ustensiles, mortiers et pilons, ainsi que canots– ont des motifs uniques. Dans les montagnes, les tribus Cao et Bunong excellent à tanner les peaux, alors que la tribu Taiya fabrique d’excellents filets de pêche.
  • Des femmes gaoshan lors d’une excursion en bateau.
    Art et culture. Le chant et la danse font partie de la vie des Gaoshan. Aux jours de fête, ils se réunissent pour chanter et danser. Ils possèdent beaucoup de ballades, de contes, de légendes, d’odes aux ancêtres, de chansons de chasse et de chants pour accompagner le travail. Leurs instruments incluent l’orgue à bouche et la flûte. Un chant qui accompagne le battage du riz est typique des Gaoshan. Leur art comprend beaucoup de gravures et de peintures de figures humaines, d’animaux, de fleurs et de motifs géométriques sur bois, que ce soit des panneaux, des colonnes, des seuils, des linteaux, des instruments de musique ou des ustensiles. On y dépeint aussi la chasse et d’autres aspects de la vie; des figures à tête humaine et à corps de serpent sont aussi un thème courant.
  • Religion. Les Gaoshan sont des animistes qui croient à l’immortalité et au culte des ancêtres. Ils tiennent des rites sacrificiels en toutes sortes d’occasions, dont la pêche et la chasse. Les morts sont enterrés sans cercueil dans le cimetière du village. Il existe des vestiges de totémisme –animaux ou serpents– et certains tabous perdurent
http://www.chinatoday.com.cn/lachine/2004/f20n12/p42.htm

Les Hani

Jeune fille hani endimanchée.

Ils relèvent de la compétence administrative de la préfecture autonome hani-yi de Honghe. Certains autres habitent dans la préfecture de Simao, d’autres encore au Xishuangbanna ou dans la préfecture de Yuxi, province du Yunnan.

La langue des Hani appartient à la branche yi du groupe des langues tibéto-birmanes de la famille sino-tibétaine. Ils n’ont pas eu d’écriture jusqu’en 1957, alors que le gouvernement local les a aidé à créer une écriture basée sur l’alphabet latinn. Autrefois, les Hani gardaient donc des registres en gravant des marques sur des bâtonnets.

La région qu’ils habitent possède une abondance de ressources naturelles : étain, cuivre, fer, nickel et autres minéraux. Le pin, le cyprès, le palmier, le camphrier poussent sur les monts Ailao, et les forêts abritent quantité d’animaux comme le tigre, la panthère, l’ours, le singe, le paon, le perroquet et le faisan. Sous un climat subtropical, la terre est fertile et les précipitations, abondantes, ce qui est propice à la culture du riz, du millet, du coton, de l’arachide et du thé.

Histoire

Selon les registres historiques, une tribu appelée Heyi était active dans le sud de la rivière Dadu au IIIe siècle av. J.-C. Cette tribu a probablement été l’ancêtre des Hani. Certains membres de cette tribu se seraient déplacés dans la région du Lancang entre le IVe et le VIIIe siècle. Les chefs locaux offraient leur tribut à la cour des Tang (618 -907) et en retour, ils figuraient à la liste des officiels et des sujets de la dynastie. La dynastie des Yuan (1271-1368) mit une préfecture en place pour diriger les Hani et les autres ethnies du Yunnan. La dynastie des Ming (1368-1644) gouverna par l’entremise des chefs locaux à qui elle conféra des postes officiels. Durant les Qing (1644-1911), les officiels de la cour remplacèrent les chefs locaux.

Le développement économique et social des Hani s’est effectué de manière inégale selon les régions. Durant les Ming et les Qing, l’économie féodale a été dominante. Dans certains endroits, un système primitif de propriété communale de la terre a perduré et la plupart des terres étaient de propriété publique. Dans d’autres endroits, la propriété privée était relativement développée.

En 1957, la préfecture autonome hani-yi de Honghe a été fondée, à partir de la fusion de la préfecture autonome hani de Honghe et de la préfecture de Mongzi. La sylviculture, l’élevage, la pêche et les activités connexes se sont développés au fil des années. L’industrie actuelle comprend la métallurgie, les mines, la machinerie, la chimie, la cimenterie, les textiles, la transformation alimentaire, les cigarettes et le plastique.

Us et coutumes
  • Cérémonie de mariage chez les Hani.
    Mariage. Les Hani sont monogames. Autrefois, un homme pouvait avoir une concubine si son épouse n’avait pu lui donner un fils après quelques années de mariage. Cependant, cet homme ne devait pas empêcher sa femme de se remarier. Les mariages étaient pour la plupart arrangés par les parents. Les Hani de Mojiang et de Biyue ont des coutumes particulières pour arranger un mariage. Les parents de la fille et du garçon marchent sur une certaine distance ensemble, et dans la mesure où ils ne rencontrent aucun animal, les deux enfants peuvent s’épouser. La mariée retourne habituellement vivre avec ses parents deux ou trois jours après la cérémonie nuptiale, et elle ne va rejoindre son époux qu’au moment de la transplantation du riz. Le nom d’un fils commence avec la dernière syllabe ou les deux dernières du nom de son père, afin de garder la lignée paternelle. Dans certaines familles, cette tradition a été conservée depuis 55 générations.
  • Habillement. Les Hani aiment porter les vêtements tissés à la main de couleur bleu foncé. Les hommes portent une veste boutonnée à l’avant et le pantalon, ainsi qu’un turban blanc ou noir. Les femmes portent une blouse sans col, boutonnée à l’avant; les poignets de la blouse et les jambes du pantalon sont garnis de dentelle. Les Hani du Xishuangbanna portent une veste boutonnée du côté droit et décorée de parures en argent. Ils portent un turban noir. À cet endroit et dans la région du fleuve Lancang, les femmes portent la jupe, une calotte ronde et beaucoup de parures en argent. Hommes et femmes portent des jambières. À Mojiang, Yuanjiang et Jiangcheng, certaines femmes portent une jupe longue, étroite ou à plis, alors que d’autres portent un pantalon qui descend jusqu’aux genoux avec une gaine brodée. Règle générale, les femmes aiment porter des boucles d’oreilles, des bracelets en argent et des colliers. Les femmes mariées et les célibataires portent une coiffure différente.
  • Habitation. Les Hani bâtissent leur maison sur le versant d’une colline et elle comporte habituellement deux ou trois étages. Ils utilisent du bambou, du torchis, de la pierre et du bois comme matériau. Un village comprend de dix à 400 ménages. Dans certains endroits, les maisons ont des murs en torchis et un toit en chaume, soutenu par des poutres en bois qui sont déposées sur des assises en pierre, alors qu’au Xishuangbanna, les maisons sont construites en bambou.
  • Religion. Les Hani sont polythéistes et vénèrent aussi les ancêtres. Ils tiennent régulièrement des rituels pour vénérer le dieu du Ciel, de la Terre, de l’Arbre dragon et du Village, de même que le dieu protecteur de la famille. Comme les Hani croient qu’ils sont protégés par le dieu de la Porte du village, les Hani du Xishuangbanna tiennent des cérémonies pour offrir leurs respects à la divinité. Un chamane préside ces rites durant lesquels on offre du bétail en sacrifice. Il y a des jours consacrés à la vénération des animaux, comme le Jour du mouton, durant lesquels on offre des sacrifices. Lorsqu’une personne décède, si un animal sauvage entre dans le village, un chien grimpe sur le toit d’une maison ou si un incendie se déclare, les gens cesseront de travailler et tiendront une cérémonie pour chasser le malheur.
  • Fêtes.
    Battre le riz glutineux pour la fête.
    Les Hani célèbrent leur Nouvel An en octobre. Durant les festivités qui durent une semaine, on abat des porcs et on prépare des boulettes de riz glutineux. Parents et amis se rendent visite et les femmes mariées vont visiter leurs parents. Les Hani célèbrent également la fête de Juin, le 24 de ce mois. C’est une fête joyeuse, particulièrement pour les jeunes. On chante, on danse, on joue à la balançoire et on organise des concours de lutte. La nuit venue, les gens de certains endroits allument des torches en pin, tout en battant les tambours et les gongs pour chasser les mauvais esprits et les maladies. Les Hani célèbrent également la fête du Printemps, la fête des Barques-dragons et la fête de la Mi-Automne.
  • Folklore. Légendes, contes, poésie, histoires, fables, ballades, proverbes, mythologie et devinettes forment la littérature orale. Genèse est une légende qui décrit l’origine de toute chose sur terre. Récit des inondations raconte comment les hommes ont vaincu les inondations. Labare et Ahjigu sont des chants que l’on entonne lors des occasions solennelles comme le mariage, les funérailles, les fêtes et les rites religieux. Les Hani sont de bons chanteurs et de bons danseurs. Ils utilisent des instruments à trois et à quatre cordes, des flûtes et des instruments à vent en forme de courge. Les danses les plus populaires sont la danse des Applaudissements et la danse de l’Éventail. La danse Dongpocuo, populaire au Xishuangbanna, est une danse typiquement hani; elle est vigoureuse, rythmée et gracieuse.
http://www.chinatoday.com.cn/lachine/2004/0407/64n7.htm

 

Les Hui

Regroupant une population de 9,82 millions de personnes, le groupe ethnique hui forme l’une des plus importantes ethnies minoritaires de Chine.
Les Ethnies chinoises

On trouve des Hui dans la plupart des districts et villes du pays, particulièrement dans les régions autonomes hui du Ningxia et ouïgoure du Xinjiang, ainsi que dans les provinces du Gansu, Qinghai, Henan, Hebei, Shandong et Yunnan.

Histoire

 

Jeunes filles hui.
Le mot Hui est une abréviation de « Huihui », apparu pour la première fois dans la littérature de la dynastie des Song du Nord (960-1127). Ce mot fait référence aux Huihe (Ouïgours) qui ont vécu à Anxi du Xinjiang actuel et ses environs depuis la dynastie des Tang (618-907). Ces Huihui étaient en réalité les précurseurs des Ouïgours actuels qui sont totalement différents des Hui ou Huihui d'aujourd'hui.

 

Au début du XIIIe siècle, alors que les troupes mongoles faisaient leurs expéditions vers l’ouest, les gens de croyance musulmane d'Asie centrale, dont les Perses et les Arabes, ont été forcés de se déplacer ou ont volontairement émigré en Chine. Comme artisans, marchands, lettrés, officiels et chefs religieux, ils se sont dispersés dans beaucoup d’endroits du pays et se sont adonnés principalement à l’élevage du bétail. Ces gens, qui étaient également appelés Hui ou Huihui à cause de leurs croyances religieuses, étaient identiques aux gens d’Anxi et faisaient partie des ancêtres des Hui d'aujourd'hui.

La galette, une grande favorite.

Plus tôt, vers le milieu du VIIe siècle, les Arabes et les Perses musulmans sont venus en Chine pour faire du commerce, et certains sont devenus résidants permanents de villes comme Guangzhou, Quanzhou, Hangzhou, Yangzhou et Chang'an (actuel Xi'an). Ces gens, désignés sous le nom de fanke (invités des régions périphériques), ont construit des mosquées et des cimetières publics. Certains se sont mariés et ont eu des enfants que l’on a reconnus en tant que tusheng fanke, ce qui signifie « invités des régions périphériques nés ici ». Pendant la dynastie des Yuan (1271-1368), ces gens ont formé une partie des Huihui qui venaient en grand nombre en Chine en provenance d'Asie centrale. Les Huihui d'aujourd'hui sont donc un groupe ethnique qui tire ses origines principalement dans les deux catégories mentionnées ci-dessus. Au cours du développement, celles-ci ont intégré des gens d'un certain nombre d'autres groupes ethniques, dont les Han, les Mongols et les Ouïgours.

Il est généralement reconnu que la culture huihui a commencé principalement pendant la dynastie des Yuan. La guerre et l'agriculture étaient les deux facteurs dominants de cette période. Pendant leur invasion vers l'ouest, les Mongols ont transformé les gens d'Asie centrale en éclaireurs et les ont envoyés en missions militaires vers l'est. On s'attendait à ce que ces civils ainsi convertis en éclaireurs militaires s'installent à divers endroits et élèvent le bétail, tout en se maintenant prêts au combat. Ils ont fondé des colonies dans les provinces actuelles du Gansu, du Henan, du Shandong, du Hebei et du Yunnan et dans la région autonome hui du Ningxia. Ils ont plus tard été rejoints par d’autres éclaireurs envoyés de l'ouest. Au fil du temps, ils sont devenus fermiers et bergers. Parmi les musulmans d’Asie centrale, il y avait un certain nombre d'artisans et de marchands. La majorité de ces gens se sont installés dans les villes et le long des principales lignes de communication, se sont adonnés aux travaux manuels et au commerce. En raison de ces activités, une vie économique commune a commencé à se dessiner parmi les Huihui. Alors qu’ils avaient été dispersés, ils se sont concentrés dans des colonies et autour des mosquées qu'ils avaient construites. Ceci a été transmis de génération en génération comme la caractéristique spécifique de la distribution des Hui en Chine.

Étant des gens qui sont venus en Chine en provenance d’endroits où les systèmes sociaux, les coutumes et les habitudes étaient différents de ceux de l'Est, les Huihui ont commencé à cultiver leur propre conscience nationale. Cela a aussi été causé par des facteurs comme leur concentration relative -les mosquées étant le centre de leurs activités sociales-, leurs contacts économiques croissants les uns avec les autres, leur destin politique commun et leur croyance commune dans la religion musulmane.

C’est pendant la dynastie de Ming (1368-1644) que les Huihui ont commencé à vraiment émerger comme groupe ethnique.

Avec la restauration et le développement de l'économie sociale dans tout le pays, au début de la dynastie des Ming, la distribution et le statut économique de la population huihui ont subi un changement brusque. Le nombre des Huihui dans les provinces du Shaanxi et du Gansu a augmenté, puisque de plus en plus de Huihui d'autres parties du pays se sont soumis à la cour des Ming et se sont mis eux aussi à pratiquer l’agriculture.

D'autres facteurs ont aussi contribué à leur dispersion : les échanges industriels et commerciaux; l’affectation de troupes de garnisons huihui à divers secteurs pour défricher des terres et cultiver des céréales; les tournées dans tout le pays par les officiels et experts huihui; et, tout particulièrement, la migration des Huihui pendant les soulèvements paysans. Ils sont cependant toujours parvenus à maintenir leur tradition de concentration en créant leurs propres villages à la campagne ou en se regroupant dans des secteurs de banlieue ou le long de rues et ruelles particulières dans les villes. Le démembrement des groupes d’éclaireurs militaires datant de la dynastie des Yuan avait permis aux Huihui de se dégager graduellement de la participation militaire et de pratiquer l’agriculture, l’élevage du bétail, les travaux manuels et le commerce à petite échelle. Ainsi, ils ont établi entre eux une nouvelle vie économique commune caractérisée par l’économie agricole.

Pendant l'étape initiale de leur exode vers l'est, les Huihui utilisaient la langue des Arabes, des Perses et des Han. Cependant, au cours de leurs longues années de cohabitation avec les Han, et plus particulièrement en raison du nombre croissant de Han joignant leurs rangs, ils ont peu à peu parlé seulement la langue des Han, tout en maintenant certaines expressions des Arabes et des Perses.

L'islam

L’islam a eu une influence profonde sur le style de vie des Hui. Par exemple, peu après sa naissance, un nom huihui doit être donné à l’enfant par un ahung (imam); des ahung doivent être témoins des cérémonies du mariage; et une personne décédée doit être purifiée avec de l'eau, enveloppée dans un linceul blanc et enterrée rapidement et sans cercueil en présence d'un ahung qui préside la cérémonie. Les hommes ont l’habitude de porter des calottes blanches ou noires sans rebord, particulièrement pendant les services religieux, alors que les femmes couvrent leur tête de foulards noirs, blancs ou verts -une habitude dérivée des pratiques religieuses. Les Hui ne mangent jamais de viande de porc ni de sang d’un animal qui est mort naturellement, et ils refusent de prendre de l'alcool. Ces coutumes proviennent du Coran des musulmans. Les Hui sont très particuliers sur l'hygiène. Ainsi, avant d'assister à des services religieux, ils doivent procéder soit à « un nettoyage mineur », c’est-à-dire laver visage, bouche, nez, mains et pieds, soit à « un nettoyage majeur », lequel exige un bain complet.

La religion musulmane a également eu un grand impact sur les systèmes économique et politique de la société hui. La Jiaofang ou « communauté religieuse », telle qu’elle était autrefois pratiquée parmi les Hui, était un système religieux et économique. En vertu de ce système, une mosquée devait être construite à chaque endroit habité par une dizaine à quelques centaines de ménages hui. Un imam devait être invité à présider les affaires religieuses de la communauté, à assumer la responsabilité de tous les aspects de la vie de ses membres et à rassembler les contributions religieuses et autres impôts. Les communautés religieuses, opérant tout à fait indépendamment entre elles, sont ainsi devenues les unités sociales de base pour les Hui qui étaient alors largement dispersés.

La fin de la dynastie des Ming et le début de la dynastie des Qing (1644-1911) ont vu l’émergence d'un nouveau système d'aristocratie religieuse parmi les Hui à Hezhou (aujourd'hui Linxia du Gansu), à la suite de l’intensification de la concentration des terres qui a dépassé les frontières d'une simple communauté religieuse. Ainsi, certains imams sont devenus des gouverneurs d'une série de communautés religieuses et ont agi en aristocrates. Le système n’a cependant existé que dans certaines régions hui du Gansu, du Ningxia et du Qinghai. Les Hui de l'arrière-Chine ont toujours fonctionné sous le système religieux de la communauté.

Contribution à la civilisation chinoise

Les Hui sont des gens travailleurs. Leur développement et leurs progrès ont cependant été facilités par l’adoption de la langue et du mode de vie des Han. Depuis les dynasties des Yuan et des Ming, un grand nombre de paysans hui ont joint les Han et d'autres ethnies pour déchiffrer la terre, pratiquer l’agriculture et l’élevage sur pâturage dans l'arrière-pays et le long des régions frontalières. Les artisans hui ont toujours été reconnus pour leur habileté à fabriquer de l'encens, des médicaments et des canons et à tanner le cuir, tout comme pour l’exploitation minière et la fonte du minerai. Les commerçants hui ont joué un rôle positif dans les échanges économiques entre l'arrière-pays et les régions frontalières, de même que dans les contacts commerciaux entre la Chine et les autres pays d’Asie. Les experts et les scientifiques hui ont apporté à la Chine des contributions exceptionnelles en introduisant et en propageant les réalisations de l'Asie de l’Ouest en astronomie, dans le comput du calendrier et en médecine, de même qu’un certain nombre d'autres développements scientifiques et culturels. Tout cela a aidé à favoriser le bien-être et les activités productives du peuple chinois dans son ensemble. L'histoire de la Chine a vu nombre de Hui exceptionnels représenter leurs pairs dans les domaines de la politique, de l'économie et de la culture.

Pendant la dynastie des Yuan, l'astronome Jamaluddin a compilé un calendrier perpétuel et a produit, entre autres, la sphère armillaire, le globe céleste, le globe terrestre et le planétarium; Alaowadin et Yisimayin ont piloté la mécanisation du lancement de boulets en pierre à partir des canons, ce qui a été d’un secours important pour les affaires militaires en général; l'architecte Yehdardin a appris l'architecture des Han et a conçu et dirigé la construction de la capitale de la dynastie des Yuan, ce qui a jeté les bases du développement de la ville de Beijing.

Pendant la dynastie des Ming, le navigateur hui Zheng He a dirigé des flottes imposantes et est parvenu à effectuer, en 29 ans, sept visites dans plus de trente pays asiatiques et africains. Cet exploit inégalé a servi à promouvoir l'amitié tout comme les échanges économiques et culturels entre la Chine et ces pays. Le lettré hui Li Zhi (1527-1602) de Quanzhou, province du Fujian, a été un penseur progressiste bien connu dans l'histoire chinoise des idées.

Un certain nombre de politiciens exceptionnels ont également émergé parmi les Hui. Sayyid Ajall Sham Suddin (1211-1279) a été l'un d'entre eux. Pendant ses dernières années, alors qu’il servait comme gouverneur de la province du Yunnan, il a mis l’accent sur l’agriculture, en établissant des secteurs spéciaux pour que les paysans défrichent la terre et cultivent des céréales.

Depuis les dynasties des Yuan et des Ming, la communauté hui a produit bon nombre de poètes, lettrés, peintres et dramaturges avérés. Parmi eux, on trouve Sadul, Gao Kegong, Ding Henian, Ma Jin, Ding Peng et Gai Qi.

La vie actuelle

Après 1949, le gouvernement chinois a appliqué une politique d'autonomie ethnique régionale dans les secteurs peuplés de Hui. Étant donné que les Hui diffèrent d'un endroit à l'autre, une telle autonomie a pris des formes diverses. En même temps que la région autonome hui du Ningxia, les départements autonomes hui de Linxia et de Changji de la province du Gansu et la région autonome ouïgoure du Xinjiang ont vu le jour. En outre, six districts autonomes hui ont été établis.

Les fonctionnaires hui occupent un pourcentage convenable dans les organes de l’administration autonome à tous les échelons.

Les Hui qui vivent dispersés à travers le pays ont un droit égal de profiter de l'égalité ethnique et de diriger leurs propres affaires. Leur identité comme membres d'un groupe ethnique établi est respectée. Le statut politique des Hui a été considérablement rehaussé. Par exemple, bon nombre de représentants sont choisis parmi les Hui pour participer à l’assemblée populaire nationale. Les assemblées populaires aux échelons inférieurs ont également une représentation hui. Des fonctionnaires hui travaillent dans des services gouvernementaux aux différents échelons.

La majorité des Hui croient à l'islam. Leur liberté religieuse et leurs us et coutumes sont respectés et garantis. Depuis 1979, les politiques sur les ethnies minoritaires et la religion ont continué d’être appliquées dans la région autonome hui du Ningxia et ailleurs dans le pays après les perturbations provoquées par la révolution culturelle (1966-76). Un institut pour l'étude des textes sacrés musulmans a été fondé en 1982. Il admet chaque année des étudiants choisis parmi les ahung. Une société de recherches sur l’islam a également été fondée pour conduire des activités universitaires et de recherche sur la religion musulmane. Ces dernières années, beaucoup de jeunes Hui ont fait des efforts pour apprendre les classiques musulmans en arabe.

La région autonome hui du Ningxia a établi un certain nombre d'industries modernes, couvrant des domaines aussi variés que le charbon, l'électricité, la machinerie, la métallurgie, les produits chimiques, l'industrie légère, le pétrole et l'électronique. Des progrès considérables ont été accomplis par les Hui dans l’aménagement de champs cultivés, la construction d’ouvrages pour économiser l'eau et la mécanisation de l’agriculture. Ils ont également déployé des efforts pour combattre la sécheresse, les inondations, la salinisation des sols et l'érosion, de même que l'empiétement des champs par le sable et les calamités naturelles.

Depuis la fondation de la République populaire en 1949, l'éducation élémentaire a, dans l'ensemble, été rendue universelle parmi les Hui. Dans les secteurs peuplés de Hui, ces derniers ont établi leurs propres écoles primaires et secondaires. La première université a été fondée dans la région autonome en 1958. Aujourd'hui, du personnel spécialisé hui et d'autres groupes ethniques sont formés à l'université du Ningxia, au Collège médical du Ningxia et à l'Institut d'agronomie du Ningxia.

Des activités de masse sur le plan de la culture et des sports ont été diffusées parmi les Hui, le tout ayant pour résultat l'apparition d’artistes et de sportifs exceptionnels. Les talents des artisans hui, habiles dans la production de produits spéciaux traditionnels tels que l'ivoire sculpté, le cloisonné, la broderie de Suzhou, les briques sculptées et les tapis sont de plus en plus mis en valeur.

http://www.chinatoday.com.cn/lachine/2005/5fn7/pp66.htm

 

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